La maquette d’aménagement

Pourquoi en bois ?

A l’époque de la conception du Dewoitine D550/551, la fabrication de la cellule à l’échelle 1 était obligatoire pour permettre d’étudier au mieux la position des appareillages et accessoires, mais aussi le passage des fils électriques, tuyaux hydrauliques, etc. Le pilote d’essai venait souvent donner son avis sur la position des gaz, du manche, du siège, et se familiarisait avec son futur environnement.

Malgré le confort que nous assurent maintenant les logiciels 3D, nous avons pensé que pour la réalisation d’un tel appareil, il fallait reprendre les techniques de fabrication à l’ancienne. La cellule aménagement en grandeur réelle fait partie de cette philosophie.

Marcel Doret en parle dans son livre « Trait d’Union avec le Ciel » , au chapitre « Mon Enfant Chéri » :

Alors que dans l’atelier les pièces métalliques prenaient forme, une maquette en vraie grandeur du fuselage avait été réalisée. Le poste de pilotage y était installé, conformément à ce qu’il allait devenir sur le prototype. Pendant des heures, je me suis assis dans cet habitacle, avec le souci d’en découvrir les moindres défauts.
Je sais combien les pilotes apprécient leur confort à bord. Ils doivent être à mon avis dans les meilleures conditions pour tirer le maximum de leur appareil.

Sa fabrication

L’assemblage du « squelette » complet de la cellule, depuis la cloison pare-feu jusqu’à la dérive, a demandé environ 150 heures de travail, dans le garage d’un membre de Réplic’Air. Petite dérogation à notre démarche artisanale, les cadres ont été découpés sur une machine à commande numérique par la Société TECHPLI. Un support de travail en aluminium, comportant des encoches de positionnement, a grandement facilité le montage. La prochaine étape consistera à recouvrir l’ensemble avec une « peau » en contreplaqué aviation 3 plis de 1,5 mm d’épaisseur, puis à la mise en peinture.